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La
spondylarthrite ankylosante
Auteur
: Marie
Janneau - Réflexologue
plantaire |
La spondylarthrite ankylosante (sa ou
spa), ou pelvispondylite rhumatismale,
est un rhumatisme inflammatoire chronique
qui aboutit, dans ses formes les plus
sévères. À une ankylose complète de la
colonne vertébrale. La SA touche principalement
les sujets masculins et commence le plus
souvent chez les sujets jeunes, avant
40 ans. L'évolution est très variable
d'un sujet à l'autre.
Le terme " spondylarthrite ankylosante
" fait valoir l'atteinte élective du rachis
(spondyl-), la nature inflammatoire de
l'affection (-ite) et son potentiel évolutif
particulier (ankylose).
La localisation de l'inflammation aux
enthèses (zones d'insertion des ligaments,
des capsules, des tendons sur le squelette)
ainsi que son évolution ossifiante, sont
également caractéristiques. La SA fait
partie d'un ensemble de rhumatismes inflammatoires
apparentés, les spondylarthropathies,
dont la fréquence est élevée, voisine
de celle de la polyarthrite rhumatoïde
; en France, plusieurs centaines de milliers
de personnes sont concernées si l'on inclut
une proportion élevée de formes mineures
qui peuvent demeurer méconnues.
COMMENT SE MANIFESTE-T-ELLE
?
Le début est marqué par des douleurs lombaires
et des fesses irradiant en arrière des
cuisses, dues à l'inflammation du rachis
lombaire et, aussi, à celle des articulations
sacro-iliaques qui unissent le sacrum
au bassin (sacro-iliite ou sacro-coxite).
L'horaire douloureux, typiquement inflammatoire,
est caractérisé par une recrudescence
à la fin de la nuit et le matin ; la raideur
qui accompagne la douleur, épouse le même
rythme. Des douleurs des talons (talalgies),
l'inflammation d'un genou, celle d'un
orteil " en saucisse " sont parfois des
manifestations de début de la maladie.
L'évolution est irrégulière, souvent avec
des périodes de poussée et de longues
périodes de mieux être ; elle varie beaucoup
d'un cas à l'autre. Dans les cas les plus
sévères, on assistera à l'extension de
l'atteinte, de façon ascendante, au rachis
dorsal, aux articulations du thorax, puis
au rachis cervical.
Ainsi, après de nombreuses années d'évolution,
la colonne vertébrale sera parfois complètement
enraidie et déformée par une cyphose qui
incurve le dos et projette le cou et la
tête en avant. L'atteinte éventuelle des
articulations des hanches (coxite) provoque
un enraidissement, voire un flexum (position
en flexion irréductible de la cuisse sur
le bassin) qui sera aussi un facteur de
gravité fonctionnelle et de handicap,
de même que l'ankylose thoracique qui
diminue la capacité respiratoire.
Signes associés : une atteinte extra-squelettique
est fréquente et importante : c'est l'uvéite
antérieure aiguë (inflammation d'une partie
de l'œil), volontiers récidivante, qui
survient à des moments variables de l'évolution.
Elle provoque une rougeur et une douleur
de l'œil ; elle nécessite des soins spécialisés
urgents pour éviter des séquelles compromettant
la vue.
QUELLE EST LA
PREMIERE LESION ?
La spondylarthrite débute par l'inflammation
d'une structure anatomique bien particulière
: l'enthèse qui est la zone d'insertion
des tendons, des ligaments et des capsules
sur un os.
Au cours de la spondylarthrite, une inflammation
va se développer au sein de l'enthèse,
créant une enthésite. Cette inflammation
aiguë se produit au niveau de l'insertion
sur l'os, puis va cicatriser en se fibrosant,
et dans un dernier temps une ossification
peut se produire et s'étendre ensuite
vers le tendon ou le ligament. On parle
alors d'entésophyte.
C'est ce phénomène que l'on va retrouver
en particulier sur :
-la colonne vertébrale, à l'endroit où
s'attache le disque intervertébral sur
les vertèbres
-les articulations sacro-iliaques
-l'insertion du tendon d'Achille.
QUELLE EST LA
GRAVITE DE CETTE PATHOLOGIE ?
Le danger principal que représente la
spondylarthrite sur le plan articulaire,
est l'évolution possible vers l'ankylose.
Toutefois, si l'on a abandonné aujourd'hui
la dénomination de spondylarthrite ankylosante,
c'est bien pour montrer que cette évolution
est devenue rare du fait d'une meilleure
prise en charge de cette pathologie et
des traitements beaucoup plus efficaces.
Il faut toutefois comprendre que selon
le degré de sévérité de cette pathologie,
des répercussions sur le plan professionnel
sont plus ou moins importantes.
Il n'existe pas de facteur déclenchant
formellement identifié. Toutefois, on
connaît de mieux en mieux le rôle joué
par certains agents infectieux, et par
certains gènes.
LE ROLE DE LA GENETIQUE
Il faut savoir qu'il existe à la surface
des globules blancs (ou leucocytes) des
protéines de plusieurs types que l'on
appelle " Human Leucocyte Antigen " ou
" H.L.A. ".
Elles caractérisent un individu, un peu
comme les protéines retrouvées sur les
globules rouges, pour les groupes sanguins.
La protéine H.L.A. B27 est l'une On retrouve
fréquemment le gène H.L.A. B27 au cours
de la spondylarthrite.
On pense aujourd'hui, qu'il serait responsable
de la persistance de certains germes,
à l'état latent, dans l'organisme. Ceci
entraînerait des réactions d'immunité
de la part de l'organisme.
Les cellules telles que les macrophages,
qui ont pour rôle de " débarrasser " l'organisme
des intrus, seraient donc anormalement
stimulées et iraient déclencher une réaction
inflammatoire au sein des enthèses, créant
ainsi les lésions de la spondylarthrite
ankylosante.
Toutefois la présence seule de l'H.L.A.
B27 ne suffit pas à déclencher la maladie,
et il existe de nombreux cas de spondylarthropathies
où les patients ne sont pas porteurs de
ce gène.
Ainsi de nombreuses études familiales
et chez des jumeaux ont montré que la
spondylarthrite est une maladie multigénétique,
et que la molécule H.L.A. B27 n'expliquerait
que le tiers de l'hérédité.des protéines
de ce système H.L.A.
LES AUTRES DEGATS
DE LA MALADIE
Parmi les plus fréquentes, on retrouve
des atteintes cutanées, oculaires et intestinales.
L'atteinte de la peau prend la forme d'un
psoriasis. Toutes les études montrent
que le psoriasis est beaucoup plus fréquent
au cours des spondylarthrites (15%) que
dans la population générale (3%). Les
manifestations cutanées existent le plus
souvent avant l'apparition des signes
articulaires. L'intervalle est parfois
de 10 à 12 ans. Les atteintes sont caractéristiques,
avec des lésions bien délimitées souvent
ovales ou arrondies et recouverte d'une
couche de squame.
On retrouve cet aspect aux coudes, au
bord interne des avant-bras, dans la région
en bas du dos, aux genoux, dans le cuir
chevelu, la face antérieure des jambes,
les ongles, les paumes des mains et les
plantes des pieds. Les plis peuvent également
être atteints : entre les fesses, sous
les seins, les aisselles et les plis inguinaux.
L'atteinte oculaire se manifeste le plus
souvent par une uvéite. Il s'agit d'une
inflammation de la partie antérieure de
l'oeil. Ce dernier devient alors rouge
et douloureux et la vison est parfois
floue. Il faut signaler à votre médecin
tout épisode de ce genre, car l'uvéite
peut récidiver et être à force responsable
de cicatrices qui perturbent définitivement
la vision.
Les atteintes intestinales sont des manifestations
fréquentes au cours de la spondylarthrite,
résultant de lésions inflammatoires au
niveau des muqueuses. Là également les
manifestations digestives peuvent précéder
le déclenchement de la spondylarthrite,
ou survenir après son apparition. Elles
se traduisent le plus souvent par des
douleurs ou des troubles du transit à
type de diarrhée. Si vous présentez de
tels troubles, c'est votre médecin qui
décidera de l'opportunité de réaliser
des examens complémentaires ou non.
D'autres manifestations sont plus rares
comme les atteintes cardiaques, pulmonaires
ou les atteintes génitales.
Les atteintes cardiaques, se traduisent
soit par des troubles du rythme où le
cour se met à battre irrégulièrement,
soit par des lésions au niveau des valves
cardiaques qui sont des sortes de portes
entre les gros vaisseaux comme l'aorte
ou l'artère pulmonaire et le cour. Dans
ce dernier cas, la fermeture des valves
est incomplète ce qui se traduit par un
" souffle " au coeur.
Les atteintes pulmonaires s'observent
lorsque se développe une ankylose prononcée
de la paroi thoracique. Elle est exceptionnellement
sévère.
Enfin, les atteintes génitales peuvent
évoluer parallèlement aux poussées inflammatoires
de la spondylarthrite. La plus fréquente
d'entre elles est l'uréthrite aseptique
(c'est à dire non infectieuse) qui fait
partie des spondylarthropathies telles
que l'arthrite réactionnelle.
L'EVOLUTION DE
LA MALADIE
Il est important de connaître dès le début
de la maladie, les éléments faisant craindre
une sévérité importante. On sait aujourd'hui
que l'absence de certains signes pendant
les deux premières années d'évolution
de la maladie sont prédictifs d'un bon
pronostic à long terme :
l'apparition des premiers
signes après 16 ans ; l'efficacité des
traitements anti-inflammatoires ;
l'absence d'atteinte
de la hanche ; l'absence d'arthrite des
articulations périphériques ;
le fait que la vitesse
de sédimentation ne dépasse pas 30 millimètres
à la 1ère heure ;
l'absence de raideur
rachidienne importante.
Il semble que les formes féminines de
la spondylarthrite, soient moins sévères
globalement que les formes masculines.
LES COMPLICATIONS
Pour les complications rhumatismales,
la tendance naturelle des atteintes axiales
de la spondylarthrite est l'ankylose.
Au niveau du rachis, elle résulte de l'ossification
des ligaments et des articulations entourant
les vertèbres. Cette ankylose entraîne
une perte de la souplesse de la colonne
vertébrale qui se traduit par une raideur
dans les différents mouvements. À un stade
plus avancé, une mauvaise attitude peut
être prise, on parle alors d'attitude
vicieuse. La tendance du rachis est de
s'enraidir avec une perte de la cambrure
des reins (perte de la lordose lombaire
en langage médical) et d'adopter une position
penchée en avant du dos (ou cyphose dorsale).
Mais cette ankylose est devenue rare aujourd'hui,
et l'un des objectifs des traitements
est justement d'empêcher sa survenue.
Une autre complication possible résulte
de la fragilisation de l'os qui survient
au cours de la spondylarthrite. Ainsi,
des fractures de vertèbres peuvent se
produire.
La complication de l'atteinte des articulations
sacro-iliaques est également une ankylose,
avec la formation d'un pont osseux entre
les deux versants de l'articulation. Mais
ici, peu de gène en résulte car ce ne
sont pas des articulations mobliles. Au
contraire, une fois l'ankylose installée,
les douleurs disparaissent en général.
Pour les atteintes périphériques, les
complications à craindre sont les lésions
du cartilage du fait de l'inflammation
et les attitudes en mauvaise position,
comme par exemple une rétraction des tendons
au niveau des orteils ou des doigts.
La complication de l'atteinte des enthèses,
réside principalement dans la persistance
d'une douleur pendant plusieurs mois.
Il faut savoir qu'il ne se produit jamais
de rupture du tendon. Pour les complications
extra-rhumatismales, les complications
sont diverses. En cas d'uvéite, l'inflammation
oculaire si elle persiste ou récidive
trop fréquemment va laisser des cicatrices
(ou synéchies) qui pourront gêner la vision.
Dans les cas d'atteinte cardiaque, des
complications surviennent rarement. Il
peut s'agir de troubles du rythme des
battements du cour, ainsi que des anomalies
de fonctionnement des valves cardiaques
notamment de la valve de l'aorte.
L'évolution de chaque spondylarthrite
est particulière et différente d'un cas
à l'autre. Il est difficile de parler
de guérison, car même dans les cas où
aucune nouvelle crise ne survient pendant
plusieurs années, la maladie peut reprendre
son cours à n'importe quel moment. Certaines
complications peuvent évoluer pour leur
propre compte, nécessitant un traitement
particulier. C'est le cas par exemple
de certaines complications cardiovasculaires
dont la fréquence est augmentée. Mais,
il faut savoir que le plus souvent la
maladie n'est pas agressive, et que donc
l'espérance de vie est la même que celle
de la population générale.
BON A SAVOIR
On sait que lorsqu'il existe une douleur,
le corps a tendance automatiquement à
se mettre dans une position " recroquevillée
" sur lui-même, ce qui l'immobilise dans
une attitude incorrecte et préjudiciable.
C'est le cas en particulier, pendant ces
phases inflammatoires, lors du sommeil.
Il faut donc ne pas hésiter à prendre
les anti-inflammatoires non stéroïdiens
prescrits, car en diminuant l'inflammation,
ils vont réduire votre douleur et éviter
ainsi le risque de développer une mauvaise
attitude en raccourcissant notablement
la durée de la poussée inflammatoire.
Par ailleurs, il existe des moyens physiques
simples telles que des postures en bonne
position qui évitent l'ankylose osseuse.
Quelque soit l'activité de votre maladie,
il n'existe pas aujourd'hui de régime
alimentaire à privilégier pour lutter
contre la spondylarthrite. Toutefois,
l'immobilisation relative induite par
les douleurs rachidiennes et articulaires
au cours de la spondylarthrite, font qu'il
vaut mieux avoir des apports calciques
suffisants pour prévenir la survenue d'une
ostéoporose.
LES TRAITEMENTS
EN ALLOPATHIE
Les traitements de fond se caractérisent
par le fait qu'ils n'agissent pas immédiatement
(contrairement aux traitements symptomatiques),
sur l'inflammation et la douleur. Plusieurs
semaines sont en général nécessaire avant
de pouvoir juger de leur efficacité. Il
est donc important de ne pas les arrêter
prématurément. On les emploie dans la
spondylarthrite, lorsque les traitements
symptomatiques (AINS et infiltrations
locales), correctement prescrits ne sont
pas assez efficaces.
À long terme, on espère aussi qu'ils sont
capables de modifier le cours évolutif
de la maladie.
Les traitements symptomatiques comprennent
:
-les antalgiques -les anti-inflammatoires
non stéroïdiens (A.I.N.S.)
-les corticoïdes (cortisone)
Aujourd'hui, une nouvelle génération de
traitement de fond est arrivée, avec l'avènement
des biothérapies. C'est en particulier
les anti-TNF alpha qui ont une plus grande
rapidité d'action que les traitements
de fond " classiques ". Mais le traitement
de la spondylarthrite ne se résume pas
à prendre des médicaments.
Les traitements non médicamenteux sont
tout aussi importants.
Ainsi, la rééducation va chercher à prévenir
l'installation d'une raideur, en les faisant
bouger correctement et en les mettant
au repos dans de bonnes conditions.
De même des appareillages tels que des
corsets ou d'autres orthèses vont rendre
service dans certains cas.
Des gestes locaux sont également possibles,
comme les infiltrations de corticoïdes.
Enfin, la chirurgie peut s'avérer utile.
(Sources: rhumatologie-asso.fr / Société
Française de Rhumatologie /med.univ-rennes1.fr)
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Marie
Janneau
Réflexologue - Auriculothérapeute -
Thérapeute en Médecine Traditionnelle Chinoise
- à Bayonne et dans Les Landes

Thérapeute diplômée et membre de la
Fédération Française des Reflexologues,
Marie Janneau pratique la réflexologie (des
pieds, des mains, du visage), l'auriculothérapie,
ainsi que le massage corporel énergétique
et la diététique.
Site internet : http://www.reflexologie-janneau.fr
E-magazine : http://www.reflexologie-sante.fr
Adresse : 4 Av. du 11 Novembre 1918 64100
- BAYONNE
Tél. : 05.59.59.40.76
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- SOUSTONS
à 12 min d'HOSSEGOR
Tél. : 05.58.41.13.16 - 06.88.32.17.87
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