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La
fasciathérapie, qu’est-ce que c’est ?
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La fasciathérapie est une thérapie
manuelle qui sollicite les forces d’auto-régulation
de l’organisme mais elle s’adresse également
à la personne dans sa totalité physique
et psychique. La fasciathérapie trouve
un terrain d’application privilégié
sur les souffrances somatiques et la
relation au corps.
La main du thérapeute s’avère en effet
être un outil capable d’enrayer de façon
ponctuelle mais profonde les douleurs
surgissant dans différentes parties
du corps. Mais la fasciathérapie va
beaucoup plus loin puisqu’elle est un
instrument de relation d’aide par le
toucher. Dans le dialogue silencieux
du toucher, s’installe pour le patient
des retrouvailles avec le corps. Le
corps souffrant, distant, imperçu redevient
un corps sensible, mouvant et émouvant.
Une main qui est alors sollicitée autant
pour soulager les zones souffrantes
que dans l’espoir que la personne rencontre
son corps d’une façon nouvelle.
A quelles
maladies s’adresse la fasciathérapie
?
La fasciathérapie s’adresse à toutes
les formes de douleurs crânienne, viscérale
et locomotrice accompagnées ou non de
troubles fonctionnels (digestifs, respiratoires,
gynécologiques). Elle permet également
de soulager les douleurs psychosomatiques
et les somatisations accompagnant les
troubles psychologiques et les états
de stress. Les douleurs de l’enfant,
de la personne âgée et les douleurs
qui accompagnent les cancers ou les
autres maladies graves sont également
susceptibles d'entrer dans le champ
de compétence du fasciathérapeute. De
nombreux centres anti-douleurs conseillent
la fasciathérapie dans le traitement
pluri-disciplinaire des douleurs chroniques.
Les indications
de la fasciathérapie, en résumé :
Les pathologies musculaires et
articulaires traumatiques ou accommodatives
: lumbago, cervicalgies, sciatique,
entorse, épaule douloureuse, fibromyalgie,
raideurs et douleurs articulaires?
Les pathologies fonctionnelles
: migraines, acouphènes, constipation,
troubles digestifs et gynécologiques?
Les pathologies de terrain :
allergies, pathologies inflammatoires,
terrain infectieux, dépression nerveuse,
fatigue, déséquilibres neurovégétatifs
ou endocriniens?
Prévention des troubles du vieillissement
: équilibre, mémoire, souplesse et mobilité
du corps, pathologies articulaires,
viscérales et neurologiques.
Accompagnement à la grossesse
et post-partum : lombalgie, troubles
circulatoires, constipation de la maman,
rééducation et gymnastique sensorielle?
Pathologie de l’enfant : scoliose,
torticolis congénital, trouble du sommeil,
troubles alimentaires, instabilité,
anxiété, difficultés scolaires, enfant
hyperactif.
Pathologies graves : accompagnement
physique et psychologique.
Dans le mot fasciathérapie, il y a le
terme « fascia ». Alors, les fascias,
qu’est ce que c’est exactement ?
Les fascias sont des tissus,
des membranes qui recouvrent le corps
et tous les organes à la fois en superficie
et en profondeur, c’est une sorte de
deuxième peau ou de deuxième squelette.
Ils enveloppent les muscles, les os,
les viscères et le système nerveux :
ils ont de nombreuses propriétés mais
surtout ils sont sensibles au stress
: un traumatisme tel qu’une entorse
ou une fracture va se localiser dans
le fascia des muscles ou des os engendrant
à plus ou moins long terme douleurs,
gènes articulaires longtemps après guérison.
Des états de stress répétés et des tensions
psychiques dus à la compétition vont
également induire des tensions des fascias
des viscères et du système nerveux entraînant
fatigue générale, humeurs instables,
maux de ventre, troubles digestifs ou
gènes respiratoires. Si on ne libère
pas les fascias, il peut s’installer
de vraies pathologies comme un sciatique,
un ulcère, une tendinite, etc…
D’où l’importance des soins réguliers
afin de prévenir les problèmes. La fasciathérapie
pratiquée régulièrement a surtout des
effets préventifs.
Le fascia superficiel comprend
les fascias myotensifs (enveloppent
et compartiment les muscles), les tendons,
les ligaments, les aponévroses et le
périoste. Ils relient le corps de la
tête aux pieds et de la superficie à
la profondeur.
Le fascia dure-mérien enveloppe
le cerveau et la moelle épinière.
Le fascia axial profond relie
le pharynx, les plèvres et le péricarde,
le diaphragme, le péritoine et le périnée.
Comment se
pratique la fasciathérapie ? Comment
se déroule une séance ?
L’approche est avant tout globale :
le patient se présente soit pour un
problème précis, une douleur ou un problème
fonctionnel tel qu’un trouble de la
digestion, soit pour un problème plus
général comme un état de tension, une
fatigue, un trouble du sommeil. Dans
tous les cas, l’approche différe mais
reste globale. Dans le cas d’une douleur
articulaire par exemple une entorse
de cheville, nous allons nous intéresser
à la cheville, mais également au genou
à la hanche et probablement au bassin
et aux vertèbres lombaires. Dans le
cas d‘un problème de fatigue par exemple,
nous allons effectuer un traitement
du diaphragme, du ventre, de la colonne
vertébrale et du crâne afin d’agir sur
les grands systèmes de l’action et de
la récupération. Si le trouble est digestif,
nous allons nous intéresser aux organes
eux-mêmes qui peuvent être enserrés
dans leurs fascias mais nous allons
également rétablir la circulation sanguine
de tout l’abdomen grâce à la pulsologie
sans oublier de traiter les vertèbres
qui influencent le fonctionnement du
système digestif. L’approche est méthodique,
les gestes sont précis et adaptés aux
différents symptômes. La logique thérapeutique
prend en compte l’anatomie et la physiologie.
Combien de
séances faut-il ?
En général, les séances de fasciathérapie
se pratiquent en séances individuelles
d’une durée qui varie entre 30 minutes
et 1 heure. Lorsque le problème est
une douleur aigue, on peut attendre
un soulagement rapide en 3 séances.
Lorsque le problème est chronique, il
faut prolonger le traitement par des
séances régulières. En prévention, des
séances de fasciathérapie pratiquées
régulièrement évitent les surcharges
de stress et les coups de fatigue.
Pourquoi la
fasciathérapie est-elle si efficace
?
La fasciathérapie est avant tout une
thérapie humaine qui prend en compte
la qualité de la relation thérapeutique
dans le processus curatif. Le thérapeute
doit faire preuve d’une grande qualité
d’écoute : sa main doit dialoguer et
entendre les « appels silencieux du
corps ». On a tendance à dire que la
fasciathérapie crée les conditions de
la guérison : c’est une thérapie non
inductive qui est centrée sur la personne
et qui sollicite le potentiel d’auto-guérison.
Le fasciathérapeute adapte son toucher
à la personne en fonction de la demande
silencieuse du corps par une pression
juste à l’endroit souhaité et au moment
désiré. Il propose des points d’appui
qui vont permettre à la personne de
mobiliser sa force de guérison. La participation
du patient et la qualité humaine de
la main du praticien sont des éléments
déterminants dans la réussite du traitement.
Le tout ajouté à une parfaite connaissance
de l’anatomie, de la physiologie du
corps et de ses maladies.
La fasciathérapie
est-elle suffisante pour soulager durablement
?
La fasciathérapie est un acte d’urgence.
Elle permet de soulager la souffrance
du corps et par la même, elle fait souvent
disparaître la souffrance psychique.
Mais ce traitement n’est parfois pas
suffisant. Lorsque la douleur corporelle
est accompagnée de troubles posturaux,
de problèmes de coordination, il faut
agir sur le mouvement lui-même en modifiant
les habitudes gestuelles. Dans le vaste
champ des techniques de rééducation,
la rééducation sensorielle se distingue
par son action sur le ressenti du mouvement.
En modifiant le ressenti du mouvement
le patient va modifier sa façon de se
mouvoir et redécouvrir chacun de ses
mouvements. Les exercices sont faits
lentement, de façon coordonnée et globale,
en respectant des schémas physiologiques
naturels. Il ne s’agit pas ici de performance
musculaire mais de sensation.
La fasciathérapie
traite-t-elle le psychisme ?
Dans un premier temps, les séances se
déroulent dans le silence. Le praticien
écoute la vie silencieuse du corps.
Progressivement, au fur et à mesure
que le corps se libère sous les mains,
qu’il devient de plus en plus « bavard
», le patient peut sentir émerger de
la profondeur de son corps des sensations
oubliées, des émotions ou des pensées.
La libération tissulaire est donc capable
de faire jaillir la vie psychique du
corps. Les séances de fasciathérapie
sont généralement suivies d’un entretien
verbal qui permet au patient de partager
et de comprendre les perceptions ressenties
pendant le traitement silencieux. Les
séances de thérapie manuelle ou de rééducation
sensorielle ne se contentent donc pas
de soulager les douleurs et de rétablir
la cohérence du mouvement. En sollicitant
le toucher et le mouvement, nous touchons
à la fibre sensible du corps, au « sixième
sens » porteur de l’ « ancrage organique
de l’identité ». Le patient découvre
alors une partie de lui-même jusque
là ignorée ou oubliée. Ce ressenti du
corps est accompagné d’une vraie reconnaissance
de soi.
| Source : Fasciathérapie.com ® http://fasciatherapie.com/ |
L’ANKF,
Association nationale des kiné-
fasciathérapeutes
Association type loi de 1901, regroupe
les professionnels de la fasciathérapie
méthode
Danis Bois qui veulent défendre
et promouvoir la qualité de leur exercice.
Les adhérents à l'association sont
soit des masseur-kinésithérapeutes
diplômés d'état, soit des médecins.
Ils ont tous validé leur cursus de
formation en fasciathérapie méthode
Danis Bois auprès de l'E.S.F.S. |

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